Une région émancipatrice pour la jeunesse

Pour le jeunesse

Introduction

Alors que l’épidémie de coronavirus sévit depuis plus d’un an en France, une partie des victimes indirectes reste largement oubliée : la jeunesse.

La pandémie de COVID-19 met en lumière et aggrave dramatiquement toutes les conséquences des manques et déficiences déjà existants de nos institutions dans le domaine de la jeunesse.

La perte des jobs étudiants et la baisse des ressources des parents empirent la précarité étudiante, à tel point qu’un tiers des étudiant.e.s doit renoncer à des soins (sondage IPSOS), notamment psychologiques. Les dispositifs d’aide alimentaire ont vu des étudiant.e.s défiler massivement aux distributions. Le chômage chez les jeunes a explosé durant la crise, atteignant 21,8% chez les 15-24 ans.

La perte de lien social et l’absence de perspectives d’avenir sont à l’origine d’un décrochage massif avec près d’un.e étudiant.e sur six ayant mis fin à ses études. Ces conditions de vie et d’études dégradées ne font qu’accentuer la détresse de cette génération.

Face à cette situation de crise pour la jeunesse, nous proposons de construire une Région qui répond aux besoins sociaux urgents des jeunes et qui donne les moyens d’émancipation à une génération qui ne cesse de la demander. La Région écologiste mettra la jeunesse au premier plan car c’est elle qui est en capacité de bâtir une société qui puisse répondre aux défis d’aujourd’hui : urgence écologique, résolution des inégalités et de toutes les discriminations.

Afin de donner un futur désirable à cette génération, la liste L’Occitanie Naturellement s’engage pour donner à la jeunesse les moyens de son existence. Nous développerons notre projet régional autour de l’alimentation, du logement et de l’expérimentation d’un revenu universel d’existence. La question de la jeunesse ne se limite pas aux questions sociales, nous voulons une Région en phase avec sa jeunesse et les revendications qu’elle porte.

Sans jeunesse, il n’y a pas d’avenir. Face à la crise sociale et environnementale, assez des numéros verts et autres concertations. Les problèmes sont connus, agissons !  

Donner à la jeunesse les moyens d’exister

Les jeunes subissent de plein fouet les effets de la crise sanitaire et sociale. L’année écoulée a été éprouvante pour celle.ux qui arrivent sur le marché du travail comme pour les étudiant.e.s. Nous avons conscience du désarroi des jeunes générations et proposons des mesures pour remédier aux situations de précarité, notamment en termes d’alimentation, de logement, de conditions de vie. 

Alimentation

Notre génération est consciente de l’importance de l’alimentation dans la transition écologique. C’est un enjeu pour notre santé, pour l’économie de la région et pour la planète. Être jeune ne doit pas être une raison pour ne pas pouvoir s’alimenter de façon saine et équilibrée. Le succès des repas à 1€ en CROUS, qui ne sont malheureusement pas toujours véritablement équilibrés, doit nous alerter.

Pour cela, la Région écologiste portera :

  • L’installation maraîchère en périphérie des villes : nous voulons créer une “Ceinture Verte Maraîchère Bio”, notamment pour l’approvisionnement de la restauration scolaire et collective.
  • La végétalisation des menus de la restauration collective en proposant deux repas végétariens par semaine ainsi qu’une alternative végétarienne de qua- lité quotidienne.
  • Le maintien des repas à 1€ en CROUS. La Région s’engage à travailler avec les CROUS sur la qualité des repas, et notamment ceux à 1€, pour qu’ils soient frais et, dès que possible, locaux.
  • Le développement d’une offre de formation professionnelle par l’apprentissage, permettant une montée en compétence dans la cuisine végétale, qui sera intéressante pour les jeunes en recherche d’emploi.
  • Le renforcement des missions de l’Agence Foncière Régionale pour permettre aux jeunes de développer un projet professionnel dans le domaine agricole. L’Agence travaillera en faveur de l’installation et la transmission agroécologique des exploitations pour assurer le portage financier de l’acquisition du foncier pendant les 10 premières années. 

Logement

Dans des situations sociales souvent difficiles, le loyer d’un étudiant reste le premier poste de dépense. Il représente en moyenne 69% du budget mensuel. L’inflation constante des loyers pèse lourd dans la hausse du coût de la vie pour les étudiant.e.s.

Les aides sociales sont insuffisantes pour financer formation, logement et autres dépenses obligatoires. Les étudiant.e.s n’ont donc d’autre choix que de recourir au salariat étudiant. Un.e étudiant.e sur deux est salarié.e en parallèle de ses études, ce qui est un facteur d’échec important dans l’enseignement supérieur.

Les jeunes ne devraient pas avoir à choisir entre bien se loger ou étudier sereinement.

Pour cela la Région écologiste portera :

  • La création et la rénovation massive de logements dédiés aux jeunes : FJT, résidences étudiantes, internats à proximité des centres d’études.
  • La création d’un fonds régional d’aide au paiement des loyers et dépenses liées au logement, pour les 18-25 ans et étudiant.e.s rencontrant de graves difficultés.
  • L’ouverture de logements à destination des associations qui soutiennent les victimes de violences et les jeunes expulsés de leur domicile familial.
  • Le respect de la trêve hivernale dans les logements CROUS et transformation des droits d’occupation précaires en baux de droit commun.
  • L’appui politique de la Région pour la mise en œuvre de l’encadrement des loyers. 

Expérimentation du Revenu Universel d’Existence

Le revenu universel d’existence constitue un outil majeur pour l’émancipation et la transition écologique afin de favoriser l’émergence d’un nouveau modèle de société. Changer de modèle économique nécessite de protéger les individus face aux grandes mutations à venir.

Le revenu universel d’existence permet de résoudre une urgence sociale grave (8,9 millions de pauvres en France), dont les jeunes sont particulièrement victimes, étant exclus injustement de la plupart des minimas sociaux. Mais le RUE contribue aussi à renverser les rapports sociaux dans la société.

Il permet aux jeunes d’étudier librement sans cumuler les jobs étudiant chronophages, aux salariés de s’insérer dans le marché du travail sans accepter n’importe quel emploi à n’importe quel prix, d’entreprendre une activité utile socialement mais non-rentable à court-terme, aux agriculteurs de vivre d’une exploitation respectueuse de leurs terres.

Afin de mesurer précisément l’impact du RUE sur la société et les comportements individuels, le RUE sera expérimenté sur trois tranches de la population : 500 jeunes de 18-25 ans, 500 habitant.e.s d’une zone rurale, 500 personnes d’un Quartier Politique de la Ville.

Cette expérimentation donnera lieu à une étude universitaire approfondie afin d’alimenter les ressources scientifiques concernant le RUE. En proposant une expérimentation du RUE au niveau régional et en l’adossant à une recherche universitaire, nous voulons poursuivre le débat sur la réalisation concrète et l’acceptabilité du RUE. 

Donner à la jeunesse les moyens de son émancipation

La politique de la Région doit donner à la jeunesse les moyens de sa subsistance, mais ne peut pas s’arrêter là. Notre politique écologique et sociale accompagnera les initiatives d’une génération qui souhaite s’émanciper et faire sa transition !

Mobilité​

La première émancipation, c’est pouvoir se déplacer sans contraintes financière ou écologiste : Avoir une voiture est devenu un luxe pour certain·e·s jeunes mais ne doit pas être un frein à leurs déplacements. Une Région inclusive c’est aussi une Région qui n’impose pas d’avoir le permis de conduire (et donc d’attendre 18 ans) pour se déplacer.

Pour cela, la Région écologiste proposera un « ticket polyvalent » permettant d’emprunter les moyens de transports organisés par la Région sans avoir à gérer plusieurs abonnements en incluant une échelle de tarification solidaire envers les étudiant.e.s, personnes en recherche d’emploi, etc.

On sait bien que se déplacer en transport en commun n’est pas (encore) possible partout dans notre belle Région, c’est pourquoi nous soutiendrons des initiatives telles que La Trame dans l’Aude, ou le Rézo Pouce à Moissac. 

Écologie

Beaucoup de jeunes, par crainte d’un chômage grandissant, se retrouvent dès leur début de carrière coincés dans un travail qu’ils et elles peuvent trouver peu valorisant.

La Région écologiste les accompagnera vers des filières d’avenir sur le territoire. Elle entreprendra des études qui permettront aux élèves et étudiants de connaître les métiers de leur territoire et d’identifier les métiers d’avenir. Tout au long de leur formation, la Région encouragera l’incorporation de cours sur la transition écologique dans un maximum de formation.

Enfin, la Région permettra aux jeunes de trouver un emploi en accord avec leurs principes en accompagnant partout sur le territoire les entreprises dans leur transition écologique et sociale. 

Féminisme & anti-racisme

Le vivre ensemble et l’égalité sont au cœur de notre programme que nous avons souhaité le plus inclusif possible. Au-delà du programme, la Région éco- logique sera l’alliée des luttes pour l’égalité et contre les violences, notamment sexistes et sexuelles.

La Région écologiste veillera à ce que tou.te.s les jeunes qui le souhaitent puissent se saisir notamment des questions féministes, écologiques et anti-racistes. Et pour que chaque jeune puisse appréhender ces questions, nous veillerons à ce que tous.tes soient sensibilisé.e.s et formé.e.s sur ces thématiques par les associations expertes qui bénéficieront ainsi de financements réguliers.

Pour soutenir les initiatives des jeunes et des étudiant.e.s, il est nécessaire de faciliter l’accès à des financements permettant les actions en faveur du vivre ensemble. Pour cela, la Région écologiste mettra en place un mécanisme de financement facilité comme le «pass» dont bénéficient les entreprises. Avec une réponse rapide, un traitement au fil de l’eau et un dossier simple à remplir. 

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