Prendre soin

Prendre soin

Santé

Une région en pleine santé

Bien vivre dans notre région est d’abord une question de santé. La santé couvre un champ d’actions multidisciplinaires.  La qualité de l’air et de l’eau, celle de l’alimentation par exemple, sont des domaines importants pour lesquels  la Région dispose de compétences.  La Région est  également chargée des formations sanitaires et sociales  (infirmier.e, aide-soignant.e, ambulancier.e, sage-femme, masseur.euse-kinésithérapeute, assistant.e de service social, éducateur.trice spécialisé.e, etc.).

Elle peut agir sur la réduction des inégalités  qui perdurent dans l’accès au soin.  Pour une région en pleine santé, nous souhaitons doter l’Occitanie d’une véritable politique de santé publique basée sur la prévention, l’éducation, l’accès aux soins, l’information et la l’anticipation des besoins.  Faire de l’Occitanie une région protectrice qui se mobilise pour mettre la santé au cœur de son action publique est notre objectif. 

Propositions

  1. mettre en place des réseaux territoriaux de santé pour favoriser la démocratie sanitaire. Chaque territoires possède des particularités qui nécessitent une politique de santé adaptée. Les réseaux territoriaux seront des lieux d’échanges entre professionnel.le.s et habitant.e.s qui, à partir des besoins de territoire exprimés, contribueront à construire une politique de santé publique adaptée.
  2. développer des Unités Mobiles Médicales en partenariat avec des médecins volontaires, les conseils départementaux, les CPAM et les ARS.
  3. faciliter l’accès aux services de santé.  Nous apporterons des aides à l’installation et au maintien de professionnels de santé dans les zones rurales ou urbaines qui deviennent de plus en plus déficitaires en offres de soins et nous participerons au financement de structures participant à la permanence des soins. Des attentions particulières seront apportées par la Région aux personnes en situation de handicap.
  4. bien vieillir en Occitanie. Nous créerons une Agence d’évaluation pour anticiper les besoins en terme de vieillissement et de dépendance.
  • Nous amplifierons la création et la gestion en service non personnalisé d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) afin de participer à une prise en charge plus solidaire de nos aîné.e.s
  • Nous aiderons au maintien à domicile des personnes âgées non dépendantes et dépendantes par l’accroissement des postes de formation du personnel médico-social.
  1. développer l’éducation à la santé. Prendre soin de sa santé s’apprend. Nous mettrons en place des actions d’information au sein des lycées pour apprendre aux adolescent.e.s scolarisé.e.s, à prendre soin de leur santé pour toute leur vie.
    Pour les jeunes de 15 à 18 ans et pour les étudiant.e.s, nous créerons  en place un pass’contraception sur le modèle de ceux déjà mis en place en région Île-de-France ou Poitou-Charentes.
    Dans les établissements scolaires, nous subventionnerons des temps d’échanges autour du thème des règles. Nous distribuerons des protections périodiques réutilisables de qualité.
  2. renforcer la formation aux métiers du sanitaires
    – Nous ouvrirons les filières pour répondre aux besoins en personnels médicaux et paramédicaux.
    – Nous ferons bénéficier les étudiants en ISFSI, écoles paramédicales… des mêmes mécanismes de soutien que les étudiants en université.
    – Nous encouragerons les stages en milieu rural (centres de santé, unités mobiles) pour lutter contre les déserts médicaux.
    – Nous participerons à la définition de la politique de formation des travailleuses et travailleurs sociaux et d’insertion des jeunes et à l’organisation d’actions qualifiantes pour la mise en œuvre de la politique d’apprentissage et de formation professionnelle dans le cadre de la recherche d’emploi ou de la réorientation professionnelle.
  3. renforcer les actions de dépistage et de prévention
    Nous permettrons un accès à toutes et tous à la vaccination et lutterons contre les addictions par une politique de prévention de l’alcoolisme et des drogues.

Prendre soin de la santé des femmes

Les spécificités liées à la santé des femmes sont bien souvent négligées dans la prise en charge et la prévention. La région tendra à aplanir ces inégalités en : 
  • sensibilisant et luttant contre la précarité menstruelle
  • développant l’information et la sensibilisation aux violences gynécologiques dès le plus jeunes âge.
  • intégrant la thématique des violences gynécologiques dans le cadre des formations sanitaires dispensées au personnel soignant placé sous l’autorité de la région. 
  • développant les expérimentations d’accouchement sans plateau technique avec des sages femmes libérales.
  • ouvrir des Maisons des femmes et de l’Égalité, adossées aux Maisons des Départements et aux Maisons des ados. 
  • Ces lieux regrouperont des associations féministes, des professionnel.le.s de santé, des services d’aide administrative et juridique.

Anticiper les situations sanitaires exceptionnelles

Gouverner c’est prévoir. La région doit être préparée à faire face aux situations sanitaires exceptionnelles, les SSE, telles que celle que nous traversons. 
Notre plan d’actions pour les SSE : 
  1. participer à des retours d’expériences (de type RETEX) avec tous les acteurs de ces SSE pour bâtir ensemble des plans particuliers d’interventions dans l’hypothèse que de telles SSE se reproduisent.
  2. participer à l’analyse des risques, naturels ou non, et des sites de la Région exposés à ces risques, avec participation à la mise en place d’actions préventives, éducationnelles ou correctives vis-à-vis des risques évalués.
  3. anticiper les besoins de formation en soignant.e.s dédié.e.s, par exemple, à la réanimation à travers les Instituts Fédératifs en Soins Infirmiers qui peuvent créer avec les professionnel.le.s de santé concerné.e.s des formations complémentaires de soignant.e.s permettant de faire face à un afflux massif et brutal, par exemple en réanimation.
  4. doter les établissements de santé de moyens « éphémères » supplémentaires comme par exemple des lits de réanimation équipés de moyens de ventilation et de monitoring.
  5. coupler  réserve de moyens matériels et réserve de moyens humains formés.
  6. accompagner les procédures de dépistage et de suivi de personnes en situation de détresse morale et psychologique avec risque suicidaire; ce risque suicidaire étant maximal dans les suites des crises économiques et sociales telles que celle générée par la pandémie actuelle.
  7. proposer des formations de remise à niveau régulières de personnels soignants qui ont quitté la profession et qui pourraient, dans des cas exceptionnels, sur la base du volontariat, constituer une réserve sanitaire .

Santé environnementale

One Health : une approche globale

Protéger l’environnement, protéger la santé du vivant et la biodiversité, c’est protéger l’humain et réciproquement. La crise sanitaire actuelle nous fait la démonstration du lien étroit entre santé publique, santé vétérinaire, santé environnementale et conditions sociales des populations. Elle nous rappelle que la santé publique doit être envisagée dans sa globalité. Le concept « One Health » que l’on peut traduire par « Santé globale » propose d’adopter cette conception large et collective de la santé.  C’est dans ce mouvement que nous inscrivons notre vision de l’action régionale en faveur de la santé environnementale. La Région écologiste fera de la santé environnementale une priorité de la politique régionale de santé autour de trois axes :  

Passer d’une région exploitant le vivant à une région protectrice du vivant

Une région à biodiversité positive​

La biodiversité de l’Occitanie est exceptionnelle. Fruit d’écosystèmes divers ancrés dans des paysages et des territoires très variés, cette biodiversité participe à l’attractivité de la région, elle est source de santé et de bien-être.

Les services que fournit la nature sont gratuits. On peut citer le rôle de la biodiversité dans la purification de l’eau et de l’air, l’atténuation des crues et de l’effet des sécheresses, le maintien de la pollinisation, la régulation du climat, la régulation de la dynamique des pathogènes et parasites, etc.

Mais cette nature est aujourd’hui en grand danger. On parle maintenant d’effondrement dramatique de la biodiversité – et pourtant la Région Occitanie ne dédie actuellement que 0,4% de son budget à cet enjeu urgent. 

La pandémie de Covid 19 a par ailleurs montré le risque que la surexploitation des écosystèmes fait peser sur l’Humanité en appauvrissant la complexité de la nature et favorisant l’émergence de maladies transmissibles des animaux aux humains, les zoonoses.  

l’IPBES, équivalent du GIEC pour la biodiversité a identifié les principales causes de cet effondrement du vivant : artificialisation des sols et fragmentation des milieux naturels, surexploitation des ressources et des animaux, pollutions de l’air, de l’eau et des sols et notamment par les pesticides, dérèglement climatique…

Pour ne prendre que l’exemple des oiseaux, plusieurs dizaines d’espèces sont menacées de disparition en Occitanie et la dernière disparition d’un oiseau en France a eu lieu ces deux dernières années avec une espèce qui ne subsistait plus qu’en Occitanie… 

Face à l’effondrement de la biodiversité, la responsabilité des élu.e.s est de tout mettre en œuvre pour, non seulement limiter l’impact des activités humaines sur l’environnement. 

Cela ne signifie pas l’arrêt de toute activité humaine, mais de toujours en questionner l’usage, la conception et l’installation, afin de laisser une place importante à notre faune et notre flore.

 

12 PROPOSITIONS ESSENTIELLES 

  1. Des budgets verts, qui respectent les impératifs climatiques et visent un impact à biodiversité positive
  2. Pour enrayer l’effondrement de la biodiversité dans notre région, dédier au moins 1% du budget régional à la biodiversité (contre 0,4% actuellement)
  3. Renforcer les moyens pour une reconnexion des habitant.e.s à la biodiversité et aux animaux par l’éducation, l’amélioration des connaissances et l’expérience de la nature
  4. Créer une culture de justice environnementale en Occitanie : vers une personnalité juridique pour le patrimoine naturel régional (Pyrénées, Garonne et Rhône)
  5. Imposer des clauses environnementales exigeantes et non optionnelles à tout marché public et notamment de travaux d’aménagement ; 100 % des marchés contre 20 à 30 % actuellement
  6. Atteindre le zéro artificialisation des sols, en accompagnant les territoires dans sa mise en œuvre au travers de la prise en charge de l’ingénierie et en stoppant le soutien aux grands projets inutiles de bétonisation des sols.
  7. Créer de nouveaux parcs et réserves naturelles, dotées de moyens suffisants et viser 10% du territoire en espaces naturels en évolution libre sans intervention humaine
  8. Lancer la renaturation par la multiplication de nouveaux espaces de pleine terre, des voies vertes et la réintroduction d’espèces disparues, de façon concertée avec tous les acteurs du territoire
  9. Face à l’artificialisation de notre littoral, développer une stratégie ambitieuse de protection des aires marines et littorales.
  10. Renforcer la protection des forêts, élargir le soutien de la Région à la plantation d’arbres autochtones, soutenir l’adaptation aux dérèglements climatiques et mettre en place une stratégie de lutte contre la déforestation importée (Amazonie, forêts d’Afrique centrale, Asie du Sud-Est), qui imposera l’arrêt immédiat et la révision du projet de nouveau port de Port-la-Nouvelle
  11. Préserver les zones humides, remparts naturels contre les maladies et les dérèglements climatiques.
  12. Mettre en place un plan de transition agroécologique régional pour que les pesticides ne constituent plus des menaces pour la biodiversité. En parallèle, mettre en place une politique de repeuplement des abeilles. 

Condition animale

En 2015, L’Assemblée nationale reconnaissait aux animaux le statut d’être vivants doués de sensibilité. 

Par ses compétences économiques, dans l’agriculture, dans l’éducation et la formation, dans la protection de l’environnement et en faveur des solidarités, la Région Occitanie peut mettre en œuvre de nombreuses actions pour améliorer la condition des animaux sur son territoire où ils sont particulièrement maltraités.

La crise sanitaire du Covid-19 nous alerte sur les conséquences de notre rapport dévastateur au vivant, la destruction des habitats naturels et l’élevage industriel étant à la source de nouvelles maladies transmissibles des animaux aux humains et responsables de pandémies, les zoonoses.

Élevages industriels et intensifs, cirques, corrida, destruction des habitats, chasse, expérimentation animale… Nous devons sortir d’une logique de domination et d’exploitation. L’action fondamentale des associations lanceuses d’alerte trouve maintenant un fort écho auprès du grand public et les enquêtes d’opinion montrent année après année que la majeure partie des Françaises et Français appelle à mettre fin à la maltraitance animale. 

Nous mettrons en place une politique régionale respectueuse de la condition animale dans toutes ses expressions, dont élevage et faune sauvage. 

10 MESURES ESSENTIELLES 

  1. Attribuer une délégation “condition animale” à une conseillère ou un conseiller régional·e
  2. Conditionner les subventions et financements au respect de la condition animale et ajouter une clause ”respect animal” dans les marchés publics
  3. Créer des espaces naturels sans chasse et sans pêche et ne pas soutenir les fédérations de chasse ou de pêche
  4. Proposer au moins deux repas végétariens par semaine ainsi qu’une alternative végétarienne et/ou végétalienne quotidienne dans les cantines publiques (lycées, CFA et administrations)
  5. Dans la restauration collective, ne plus servir de produits animaux provenant de l’élevage intensif ou industriel, ou ayant subi les pires pratiques de pêche.
  6. Promouvoir la réduction de la consommation de produits issus des animaux et soutenir la production de protéines végétales dans les plans agricoles régionaux et dans les politiques des ports de pêche.
  7. Conditionner les financements à l’agriculture et l’élevage (FEDER, FEADER, PDR) à des critères élevés de respect des animaux.
  8. Soutenir financièrement les projets de recherche et d’innovation visant à créer des alternatives évitant la souffrance animale notamment dans la mode, la santé, ou l’alimentation.
  9. Mettre en place des animations éducatives à la sentience animale et à l’éthologie dans les lycées et CFA, établissements d’enseignement agricole, lycées professionnels maritimes et formations hôtelières et de services à la personne
  10. Lutter contre la chasse à courre, la corrida et les cirques avec animaux sauvages par le plaidoyer national et par l’absence de subventions directes et indirectes
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