Le projet en 5 minutes

PRENDRE SOIN

Prendre soin des habitantes et habitants d’Occitanie commence par se soucier de l’air que nous respirons, de la nourriture que nous donnons à nos enfants, de la façon dont nous nous occupons de notre environnement.

Pour une région en bonne santé nous proposons :

  • De mettre en œuvre un grand plan pour la qualité de l’air : en Occitanie, nous respirons un air de mauvaise qualité deux jours sur trois. Il faut repenser nos modes de transports, revoir nos pratiques de production notamment agricoles pour bien respirer en ville comme à la campagne.
  • De préserver la biodiversité, véritable rempart contre les épidémies et le dérèglement climatique.
  • De mettre en place la démocratie sanitaire pour que les professionnels de santé et les habitant.e.s puissent définir les besoins de leur territoire. La Région s’appuiera sur ces travaux pour adapter sa politique.
  • D’exclure les produits animaux issus de l’élevage intensif dans la restauration collective et de tendre vers les repas bio.
  • De prendre soin du vivant, ce qui implique de rester très attentif à la condition animale dans toutes les politiques régionales.
  • De préserver les espaces naturels et agricoles contre l’artificialisation des sols.

CORRIDA

La corrida avec mise à mort du taureau est interdite en France. Cependant, elle perdure dans notre région au nom d’une « tradition ». La tauromachie apparaît pourtant tardivement en France. À Nîmes par exemple, la première corrida a lieu en 1863 dans l’ancienne arène romaine. Écologistes, nous sommes engagés contre la cruauté envers les animaux et demandons qu’en Occitanie comme c’est le cas partout en France, cette pratique cruelle soit interdite. À la région, notre engagement se manifestera par la fin des subventions à la corrida et à toutes les pratiques cruelles envers les animaux. Les financements aujourd’hui attribués à ces pratiques seront redirigés vers la préservation de la biodiversité.

FAIRE COLLECTIF 


Faire collectif est vital après une période où nous avons tant souffert de l’isolement. C’est la démocratie, au cœur du projet écologiste, et le monde associatif qui permettront de retrouver ce lien. Mais dans notre région, les associations ont terriblement souffert et pour la démocratie, beaucoup reste à faire.

Pour un région qui renoue avec le collectif, la solidarité et la concertation nous proposons :

  • D’afficher une nouvelle ambition culturelle en augmentant de 50 % les budgets dédiés pour soutenir le secteur culturel en péril.
  • De mettre en place un dispositif de soutien financier à la création d’emploi associatif, comme cela se fait dans d’autres régions. Ce dispositif comprendra des phases d’accompagnement et d’évaluation vers la pérennisation.
  • Pour plus d’égalité femme/homme, faire que dans les budgets de la région, un euro dépensé pour un garçon = un euro dépensé pour une fille.
  • De mettre en place une COP21 régionale associant toutes les parties : entreprises, syndicats, associations, citoyennes et citoyens.
  • D’installer une conférence permanente de l’éducation populaire, lieu de concertation et de proposition rassemblant les acteurs publics, les associations, les élus mais aussi les habitantes et habitants qui le souhaitent.
  • De créer des instituts éco-citoyens qui regrouperont des chercheurs et des habitants sur les sujets environnementaux de proximité (pollution, risques industriels, biodiversité…).

SE DÉPLACER

Le dérèglement climatique, l’évolution des territoires et des modes de vies nous incitent à revoir nos façons de nous déplacer. Beaucoup de territoires restent isolés et la voiture individuelle est trop souvent notre seule alternative. Notre objectif est clair: pour chaque déplacement, une solution transport proposée par la Région.

Pour qu’en Occitanie et Pays catalan, chaque déplacement trouve sa solution, rapide et sûre nous proposons :
  • Dans les villes et les villages, de créer des Cœurs de mobilité regroupant les services mis à disposition de la population : réparation et stationnements de vélos, bornes de recharges, point de rendez- vous pour le covoiturage et l’autopartage, transport à la demande.
  • Sur le bord du littoral et pour desservir Toulouse et Montpellier : un réseau express régional. Ce RER est un train à horaires fréquents qui n’oblige plus à prendre sa voiture sur ces zones très denses en circulation.
  • En milieu rural et urbain, d’aménager les routes et les chemins pour que se déplacer à pied ou à vélo soit sûr et agréable.
  • À l’échelle de la région, de créer une offre de covoiturage et d’autostop incitative.
  • Pour mettre les financements là où ils sont réellement nécessaires et utiles, nous stopperons les aides aux petits aéroports commerciaux pour rediriger les budgets vers le train et les transports du quotidien.

AUTOROUTE TOULOUSE-CASTRES

Entre Toulouse et Castres, pour gagner 10 minutes de temps de trajet, on détruit des terres agricoles afin de construire l’une des autoroutes les plus chères de France. Ce projet vieux de 30 ans, ne correspond plus aux réalités d’aujourd’hui.

Nous proposons :

  • De revoir totalement la copie de cette autoroute en aménageant la route existante afin de la rendre sûre.
  • De privilégier le train au quotidien, mode de transport sûr et moins polluant, pour aller de Castres à Toulouse.
  • De mettre en place une tarification solidaire.

VALORISER NOS CULTURES ET NOS PAYS

La région Occitanie est riche de paysages et de cultures. Du massif pyrénéen, au littoral méditerranéen, des causses aux Cévennes, des coteaux de Gascogne à ceux du Languedoc, ce sont mille histoires qui se racontent ici. Préserver ces richesses et les valoriser, a toujours été au cœur du projet écologiste.
Pour valoriser nos pays en les préservant, nous proposons :
  • De créer des parcs et réserves naturelles dont certaines libres de toutes intervention humaine. La biodiversité de notre région est un atout pour notre santé. En valorisant cette richesse, ce sont nos vies, nos cultures et nos paysages que nous préservons. 

  • D’encourager l’enseignement en Occitan et en Catalan, sans rupture dans la scolarité. L’enseignement en immersion est bénéfique pour l’apprentissage de toutes les autres matières et en particulier des langues étrangères. Ne nous privons pas de cette richesse.
  • De permettre aux cultures de s’exprimer partout, dans toutes leurs expressions. Par exemple, en développant l’implantation de compagnies et collectifs artistiques en milieu rural et dans des quartiers urbains prioritaires. 

PORT-LA-NOUVELLE

La Méditerranée détient le triste record de mer la plus polluée du monde. Mer d’échange et bassin de culture, elle est une richesse pour notre région. À Port-la-Nouvelle, ce qui est présenté officiellement comme « le port de la transition énergétique », est en réalité un projet qui consiste à augmenter les importations d’hydrocarbures, de bois tropicaux participant à la déforestation en Amérique du Sud et d’ammonitrate, matière extrêmement dangereuse responsable de l’explosion d’AZF à Toulouse et l’été dernier, de tout un quartier de Beyrouth… 

À Port-la-Nouvelle, nous proposons un autre projet, en phase avec la transition écologique, en créant :
  • Un centre de recherche et développement du bateau du futur.
  • Le développement d’une filière pour le démantèlement et le recyclage des bateaux de plaisance et la déconstruction navale.
  • L’implantation et la construction de bateaux nettoyeurs des mers.

CHANGER D’ÉCONOMIE ET SAUVER L’EMPLOI


L’économie que nous voulons doit anticiper les bouleversements nécessaires de notre modèle, prendre conscience du dérèglement climatique et de ses conséquences. À Carmaux, à Decazeville, notre région a souffert au 20e siècle de la fermeture des mines. Nous savons les drames que cela entraîne. Nous devons anticiper les transformations à venir et inventer les métiers de demain.

Pour sécuriser nos emplois et leur donner du sens nous proposons :
  • D’inscrire dans le Contrat de Plan Etat- Région la nécessaire mutation de l’industrie aéronautique : transition écologique du secteur, diversification industrielle et reconversion pour préserver les compétences des salariés.
  • D’accompagner l’agriculture et la viticulture vers une adaptation des techniques et des cultures, aux dérèglements climatiques. Les aléas climatiques, de plus en plus fréquents, exigent que nous changions nos façons de faire.
  • D’encourager l’économie sociale et solidaire (ESS). D’intérêt général, l’ESS crée des emplois non délocalisables qui ont du sens et doit être véritablement soutenue.
  • De structurer une nouvelle filière d’avenir : le génie écologique. La préservation de l’environnement et l’adaptation de nos vies aux dérèglements climatiques, nécessitent l’émergence de nouveaux métiers et donc de nouvelles formations.
  • D’expérimenter un Revenu universel en priorité pour la jeunesse.
  • De structurer un plan régional écotouristique à partir des parcs naturels régionaux et nationaux comprenant notamment l’éco-conditionnalité des aides, la sobriété énergétique, la réduction des consommations d’eau, les démarches « CittaSlow » .
  • D’imposer des clauses environnementales à tous les marchés publics.